L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) a évalué le projet d’imposer un score nutritionnel sur les emballages des aliments. L’instauration de ces chiffres, préconisée par le Programme National Nutrition-Santé (PNNS), serait techniquement faisable selon l’Agence mais gagnerait à être améliorée.

En effet, le score nutritionnel, dit de Rayner, est calculé pour chaque aliment en fonction de sa teneur en éléments nutritionnels (gras, sel, sucre…). Le PNNS propose de créer, à partir de ce score, un code couleur à apposer sur les emballages des produits alimentaires. Cela doit permettre de discriminer les produits en fonction de leurs qualités nutritionnelles, donc de faciliter les choix des consommateurs. Dans un rapport, rendu le 1er juin, l’ANSES conclut que le calcul de ce score est faisable, mais qu’il pourrait être complété par des résultats plus précis sur les teneurs en fibres, fruits, légumes et fruits à coque dans les plats. De plus, l’Agence pointe les limites de ce système : le calcul ne prend pas en compte les habitudes alimentaires des citoyens (ajout de sel, d’huile, de sucre… modes de cuissons…). En outre, le score a permis de classer les aliments en 439 familles, chacune appartient à plusieurs classes. Cependant, 119 d’entre elles n’appartiennent qu’à une seule classe (Boissons rafraîchissantes, matières grasses…). Le score a donc un pouvoir discriminant limité.

L’Agence conclut, toutefois, que ses travaux n’ont pas permis d’évaluer la pertinence réelle de cet outil, en matière d’information du consommateur.

Pour en savoir plus : https://www.anses.fr/fr/content/etiquetage-nutritionnel-l%E2%80%99anses-%C3%A9value-la-faisabilit%C3%A9-de-la-mise-en-%C5%93uvre-du-score-de-rayner