Et si une forte pression artérielle au repos était synonyme de risque élevé de diabète ? C’est en tout cas ce que suggère l’étude d’une équipe de l’East Tennessee State University (USA).

Les chercheurs ont suivi, pendant 4 ans, 73 357 adultes. Parmi eux, 17 463 personnes ont été diagnostiquées de pré-diabète et 4649 de diabète. En mesurant régulièrement la tension artérielle des patients, au repos, et leurs taux de glycémie à jeun, les chercheurs ont pu établir corrélation entre les fréquences cardiaques élevées et les anomalies glycémiques. « 10 battements supplémentaires par minute ont été associés à une augmentation du risque de diabète de 23%, semblable aux effets d’une augmentation de l’indice de masse corporelle de 3 kg par m2 » explique Xiang Gao, auteur de l’étude.

Les chercheurs en concluent qu’une fréquence cardiaque élevée est un facteur de risque de diabète. La tension pourrait devenir un outil de prévention permettant de détecter les patients potentiellement diabétiques.

Source : Wang L, Cui L, Wang Y, Vaidya A, Chen S, Zhang C, Zhu Y, Li D, Hu FB, Wu S, Gao X. Resting heart rate and the risk of developing impaired fasting glucose and diabetes: the Kailuan prospective study. Int J Epidemiol. 2015.