A partir d’une cohorte d’environ 170 000 patients, les données récoltées auprès d’un panel de 6 400 pharmacies sur la consommation de patients atteints par une des six pathologies observées  : Diabète de type 2, Hypertension artérielle, Asthme, Hypercholestérolémie, osteporose, insuffisance cardiaque, montrent que le taux d’observance est de l’ordre de 40 % en France.

La mauvaise observance côute 9,3 Milliards d’euros par an

Selon les pathologies, le taux d’observance varie fortement.

Avec 13 % de patients ayant un MPR égal ou supérieur à 80 %, il est particulièrement peu élevé pour l’asthme. L’insuffisance cardiaque (36 % des patients) et le diabète de type 2

(37 % des patients) se caractérisent également par un faible ratio d’observance, de même que l’HTA (40 %) et l’hypercholestérolémie (44 %). Seule l’ostéoporose (52 %) affiche un taux d’observance supérieur à un patient sur deux.

Ces disparités illustrent les différences de prise en charge thérapeutique entre ces maladies, de même que la complexité des facteurs qui expliquent la mauvaise observance. La nature insidieuse de certaines d’entre elles (HTA, Hypercholestérolémie), la combinaison de traitements (Diabète de type 2), l’apparition ponctuelle des symptômes (Asthme), engendrent des comportements spécifiques en terme d’observance.

Elles montrent que l’amélioration de l’observance passe par la mise en place de solutions adaptées en fonction des pathologies et des typologies de patients.

IMS Health et le CRIP propose 6 leviers d’amélioration de l’observance comme déclarer l’observance « grande cause nationale », une meilleure formation des professionnels de santé à la communication sur les traitements, ou bien encore la mise en place d’une rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) intégrant des taux d’observance par patient.

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