« La consommation de cette viande ne présente aucun risque pour la santé du consommateur. » a déclaré Benoît Malpaux, président du centre INRA de Jouy-en-Josas (Yvelines). Celui-ci réagissait à l’affaire révélée le 23 juin : une brebis génétiquement modifiée s’est retrouvée, par erreur, dans la chaîne alimentaire et sa viande a été vendue à un particulier le 28 octobre dernier.

Le 5 août 2014, Rubis une brebis agnelle, portant un gène de méduse dans son ADN, a été vendue aux abattoirs avec d’autres animaux. Les chercheurs de l’INRA avaient introduit le gène de la Green Fluorescent Protein (GFP) dans le génome de sa mère. Cette protéine émet une couleur verte sous l’action des rayons ultra-violets et est fréquemment utilisée dans les protocoles de recherche, notamment pour vérifier la viabilité des greffes.

Selon l’INRA, Rubis portait le gène de la GFP, mais « ne l’exprimait pas ». L’agnelle, élevée sur le site de Bressonvilliers, se serait retrouvée dans un enclos dans lequel elle n’aurait jamais dû être : celui où l’on enferme les animaux destinés à la commercialisation, dont les recettes servent à financer la recherche.

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a déclaré, par ailleurs, que le risque était « quasiment inexistant », car il s’agit d’un « événement ponctuel ayant conduit à une exposition unique ».

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