Une phase pilote est en cours d’évaluation auprès du Centre Hospitalier Annecy Genevois pour prélever des organes sur des personnes décédées dans le cadre d’une limitation ou d’un arrêt des thérapeutiques (catégorie III de Maastricht )

Aujourd’hui la majeure partie des prélèvements est réalisée en France sur des donneurs en état de mort cérébrale et cette décision va permettre d’augmenter le nombre de greffons disponibles de 10 à 40%.

L’équipe de réanimation qui assure le traitement et y met fin doit être indépendante de celle qui effectuera les prélèvements sur le défunt. Celui-ci doit avoir 60 ans au maximum et ne pas s’être opposé au don de son vivant. Il ne doit pas se passer plus de trois heures entre la mort et le prélèvement.

  • La règle du donneur mort doit être respectée :
  • Si les traitements de support hémodynamique et respiratoire sont arrêtés, les traitements de confort (analgésie, sédation) sont poursuivis et adaptés à l’état du patient selon les recommandations des sociétés savantes.
  • Aucun produit n’est injecté dans le but de provoquer directement le décès même si la sédation adaptée et modulée peut réduire la durée de vie (principe du double effet).
Les donneurs potentiels concernés par le déploiement du protocole sont des patients :
  • en réanimation pour lesquels un arrêt des thérapeutiques a été décidé :
    • Du fait de la gravité du pronostic vital
    • En conformité avec les recommandations des sociétés savantes
    • Ne réunissant pas les critères de mort encéphalique ;
    • Dont l’âge, les antécédents et les résultats du bilan d’évaluation sont compatibles avec le don d’organes,
    • N’ayant pas exprimé auprès des proches une opposition et n’étant pas inscrits sur le registre national des refus ;
    • Dont le décès par arrêt cardio-circulatoire est considéré comme imminent après l’arrêt des supports ;
    • Pour lesquels l’évolution vers la mort encéphalique n’est pas prévisible

Un bilan est prévu après un an de fonctionnement afin de disposer d’une période suffisante pour en évaluer les résultats

Source : communiqué de presse agende de biomédecine