Dévoilées au congrès de l’European Society of Cardiology 2014, les 4 études pivot d’ODYSSEY – le programme de développement clinique de l’anticorps monoclonal anti-PCSK9 alirocumab- affichent de bons résultats sur la baisse du taux de LDL-c et sur la sécurité d’emploi de cet anticorps. L’étude ODYSSEY LONG TERM teste l’alirocumab 150 mg injecté toutes les 2 semaines chez des patients hypercholestérolémiques avec un risque cardiovasculaire élevé ou très élevé, y compris chez des patients présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (HeFH), sous statines voire un traitement hypolipémiant supplémentaire. À 52 semaines les taux de LDL-c des patients sous alirocumab étaient réduits de 57 % par rapport au taux de départ (vs +4% sous placebo). 81% des patients sous alirocumab ont atteint leur taux de LDL-c cible préspécifié (versus 9 % dans le groupe placebo). Les trois autres essais (ODYSSEY COMBO II, FH I et II) ont des résultats tout aussi positifs. ODYSSEY FHI et FHII concernaient l’hypercholestérolémie familiale hétérozygote. À 52 semaines, les taux de LDL-c des patients sous alirocumab avaient diminué de 47 % dans FHI et de 50 % dans FH II par rapport au taux de départ versus + 9 et +8 % dans les groupes placebo, respectivement. 72 % des patients sous alirocumab dans FHI et 81 % dans FH II ont atteint leur cible de LDL-c préspécifié (70 ou 100 mg/dl) à 24 semaines. Quant à l’étude de prévention ODYSSEY Outcomes, elle est en phase de recrutement d’environ 18 000 patients pour tester l’impact de l’alirocumab sur la survenue des évènements cardiovasculaires.