Le Dr Dori Pytinski, de l’Université du Wyoming, a marqué les esprits le 16 mai au Congrès Européen d’Endocrinologie, à Dublin. En effet, d’après ses recherches, une consommation excessive de sel retarderait la puberté.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié trois groupes de jeunes rats. L’un nourri avec un régime sans sel, le deuxième avec des apports sodés « normaux » (5 grammes de sel, comme le préconise l’Organisation Mondiale de la Santé) et un dernier groupe nourri avec un régime comprenant 3 à 4 fois les apports sodés recommandés. Résultats : si les rats nourris avec un taux normal de sel ont une puberté normale, les deux autres groupes voient leur puberté retardée. L’absence ou l’excès de consommation de sel entraînent donc un retard pubertaire, qui pourrait s’accompagner de troubles de la fertilité et de problèmes comportementaux.

De plus, un excès de sel donne des résultats opposés à l’excès de graisse. De précédentes études ont, en effet, démontré que trop de gras provoque une puberté précoce. « Notre recherche met donc en lumière pour la première fois que la teneur en sel dans l’alimentation a un rôle plus important sur le développement pubertaire que la teneur en graisses » a déclaré le Dr Pytinski.

Source : http://www.alphagalileo.org/ViewItem.aspx?ItemId=152790&CultureCode=en