Derrière un petit prix se cache une mauvaise qualité nutritionnelle : Faux ! L’observatoire de la qualité de l’alimentation (Oqali) nous le démontre dans sa caractérisation de l’offre alimentaire, par secteur et segment de marché. Les résultats de l’étude réalisée en partenariat avec l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation (ANSES) ainsi que l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont été dévoilés aux consommateurs français en ce mois de juillet 2015. Après avoir étudié plus de 16 000 produits en 3 ans (2008-2011), les scientifiques en finissent avec les préjugés : acheter moins cher ne signifie pas négliger sa santé. En effet, selon l’étude réalisée sur plus de 300 familles de produits, entre ceux de marque nationale ou entrée de gamme il n’y aurait que 7% de différence au niveau des lipides, 5% au niveau des sucres ou encore seulement 3% pour le sodium. Consommer des produits d’entrée de gamme n’aurait donc pas de conséquences néfastes pour la santé. L’unique différence notable se trouverait au niveau protéique : un régime constitué que de produits discount serait moins riche en protéines. Cependant, la consommation protéique française (86,5g/j) est aujourd’hui trop élevée face à la recommandation protéique pour un adulte (66,4 g/kg/j pour un homme de 80kg ce qui correspond à 0,83 g/kg/j), cela pourrait donc contre toute attente constituer un bénéfice santé! Par ailleurs, l’étude décrypte également le marché des produits « discount ». Selon les experts ceux-ci sont dotés d’une moindre diversité face aux produits de marques nationales : moins de recettes dites « gourmandes », de produits allégés ou encore en teneur réduite en sucre. Les consommateurs ont donc moins de choix mais aussi moins d’informations, les étiquetages présents sur les produits d’entrée de gamme présentent peu de repères nutritionnels, d’indications de fréquence ou de calculs des quantités de nutriments à la portion. Les produits d’entrée de gamme apparaissent donc nutritionnellement égaux à ceux de grandes marques cependant des efforts restent à fournir en terme de diversité ou d’informations au consommateur.

 

Pour en savoir plus : Caractérisation de l’offre alimentaire, par secteur et segment de marché. Edition 2015. Oqali.