Polyphénols, stérols, phyto-œstrogènes… tant de molécules différentes mais un point commun : toutes sont des phytomicronutriments. On les trouve principalement dans les fruits et les légumes, mais aussi dans le thé, le café, le vin… Leurs mécanismes d’action font l’objet de recherches depuis plusieurs années et commencent à être connus. Si aucune maladie n’est à déplorer en cas de carence, les effets bénéfiques se feront sentir avec l’âge.

En effet, des études montrent que les phytomicronutriments ont des propriétés anti-inflammatoires, mais aussi anti-oxydantes qui leur permettent de contrer les radicaux libres et éviter qu’ils n’oxydent les cellules. De plus, certaines études épidémiologiques estiment que 80% des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées grâce au sport, mais aussi aux fruits et légumes pour leurs nombreux nutriments, comme les flavonoïdes : des polyphénols réputés pour leurs vertus anti-oxydantes. Selon les études, ces molécules réduiraient de 20% la mortalité.

Néanmoins, après une consommation excessive de ces nutriments pourrait avoir des conséquences néfastes sur la santé. Le pamplemousse, par exemple, peut augmenter la coagulation sanguine. Quant aux phytostérols, ils réduisent la teneur sanguine de minéraux comme le fer ou le zinc. Ainsi, il est recommandé de ne boire que 3 ou 4 tasses de café ou de thé par jour et de limiter les phytomicronutriments.

Donc, pour une bonne santé, ayez une alimentation diversifiée mais pas excessive.

Pour en savoir plus : http://institut.inra.fr/Reperes/Temps-forts/Phytomicronutriments-carrefour-de-l-innovation-agronomique