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Le Moyen-Âge (476-1492) a été une époque de progrès techniques qui ont permis l’invention des marais salants, en Méditerranée et sur le littoral atlantique : « Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la Méditerranée n’a pas été plus favorable à la production de sel. En effet, l’Atlantique,  à partir du sud de la Bretagne jusqu’à l’embouchure de la Gironde, a été très longtemps favorisé. » explique Jean-Claude Hocquet, Professeur émérite d’histoire à l’Université Lille III. « D’une part, cette région est bien ensoleillée l’été, ce qui permet une bonne évaporation de l’eau grâce à la chaleur du soleil. D’autre part, l’Atlantique connaît de fortes marées qui emplissent naturellement les bassins. En Méditerranée, ce n’est pas le cas : il faut les remplir artificiellement en élevant l’eau dans des canaux et dans les réservoirs des salins (NDLR, nom des marais salants en Méditerranée) » On devait élever l’eau de 80 centimètres à 1 mètre, pour cela on utilisait des roues norias mues par des mules. Celles-ci devant être nourries et abreuvées, la production du sel de Méditerranée coûtait plus cher que celui de l’Atlantique. Cela permis une meilleure production de sel, donc sa commercialisation connut une expansion : on parle de routes commerciales du sel (cf. Article « Les routes commerciales »). Ce commerce très lucratif, du sel, fut soumis à un impôt : la gabelle (cf. ci-dessous).

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Le sel fut également un objet de pression sur les populations colonisées.

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À suivre

Pour plus de détails : voir l’interview de Jean-Claude Hocquet, dans notre prochain article !