Une équipe de recherche de l’INSERM est parvenue à protéger, du diabète de type 1, des rongeurs qui y étaient pourtant prédisposés. Cette pathologie étant auto-immune, la stratégie des chercheurs a consisté à éduquer le système immunitaire, durant le développement embryonnaire.

En effet, à ce stade, les lymphocytes T apprennent à identifier les éléments du soi. Or, chez un patient diabétique, les anticorps ne reconnaîtront pas les antigènes des cellules bêta, productrices d’insuline. Celles-ci, considérées comme étrangères, seront donc éliminées.

Pour y remédier, l’équipe de l’INSERM a isolé le premier antigène des cellules bêta : la préproinsuline, qu’elle a administré à des souris en gestation. Celles-ci portaient des fœtus prédisposés au diabète de type 1. L’objectif étant d’éduquer les lymphocytes T à reconnaître ces cellules comme faisant partie du soi. Résultat : 80% des animaux nés n’ont finalement pas développé de diabète.

Une piste envisageable chez l’homme ? Non, car cela nécessiterait un diagnostic prénatal du diabète, ce qui est impossible à l’heure actuelle. Donc, de nouveaux tests vont être menés sur des animaux, pour voir si l’administration orale de la préproinsuline chez les nouveau-nés diabétiques est efficace.

Source : S. Culina et coll. Materno-fetal transfer of preproinsulin through the neonatal Fc receptor prevents autoimmune diabetes. Diabetes, 2015