L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) tire la sonnette d’alarme ! Les courts dormeurs, dormant moins de 6 heures par nuit, voient leurs risques de surpoids et d’obésité accrus. Tel est le résultat d’une enquête baptisée « Sommeil et nutrition », réalisée dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé.

De janvier à juin 2014, l’INSV, en partenariat avec la Mutuelle Générale de l’Éducation Nationale (MGEN), a mis en ligne un questionnaire sur le site de NutriNet-Santé. Parmi les 150 000 Nutrinautes inscrits environ un tiers a répondu à l’enquête. Il apparaît que leur temps de sommeil moyen est de 6h48 par nuit et qu’un tiers d’entre eux dort moins de 6 heures. Chez ces courts dormeurs, le risque d’obésité est augmenté de 34% pour les femmes et de 50% pour les hommes. En outre, les personnes souffrant d’obésité ont un risque accru d’insomnie et d’hypersomnolence. De plus, 81% des personnes traitées pour apnées du sommeil sont obèses ou en surpoids. Cette nette corrélation entre l’obésité et le sommeil léger, s’explique par la perturbation du système hormonal due à une carence de sommeil : cela encourage à grignoter, à consommer plus de gras et de sucres rapides. Ainsi, moins on dort, plus on a faim, plus on grossit, moins on dort… un vrai cercle vicieux !

Conseil de l’INSV : repas léger le soir, facile à digérer. Message à transmettre à vos patients.

Pour en savoir plus : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/