Selon une récente étude réalisée par des chercheurs britanniques sur plus de 5 millions de personnes et publiée dans The Lancet, le surpoids et l’obésité sont associés à un risque substantiel de développer 10 des cancers les plus fréquents au niveau de la population. Plusieurs études ont déjà montrés que l’indice de masse corporelle (IMC) est un facteur prédictif important du risque de cancer. Dans cette nouvelle étude, les scientifiques de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, ont cherché à préciser pour quels types de cancer le risque était le plus grand. Ainsi, selon les résultats de l’étude, une augmentation de l’IMC de 5 kg/m2 chez l’adulte accroit de façon quasi-linéaire le risque de développer un cancer de l’utérus (62%), de la vésicule biliaire, du rein, du col de l’utérus, de la thyroïde et leucémie (9 %). De plus, après la ménopause, les personnes présentant un IMC élevé étaient plus susceptibles de développer un cancer du foie, du côlon, des ovaires et du sein. En revanche, pour d’autres types de cancer, aucune association n’a été trouvée entre poids et développement d’un cancer. Un IMC élevé pourrait même diminuer le risque de cancer du sein en pré-ménopause et de cancer de la prostate. Selon les chercheurs, l’hétérogénéité dans les effets suggère que des mécanismes différents sont associés à différents types de cancer et à différents sous-groupes de patients. Quoiqu’il en soit le risque de développer un cancer est bien augmenté par un excès de poids… Il est donc essentiel, pour réduire le risque de cancer de se maintenir à un poids santé.

 

Bhaskaran K, Douglas I, Forbes H, et al. Body-mass index and risk of 22 specific cancers: a population-based cohort study of 5·24 million UK adults. Lancet. 2014 ;384(9945):755-65.