cancer-du-seinDes chercheurs américains viennent de faire une découverte majeure dans la prévention des risques de rechute dans le cancer du sein. En effet, les résultats de leur étude publiée dans la revue américaine Science Translational Medicine démontrent qu’une simple prise de sang pourrait déterminer si une patiente est susceptible de faire une rechute et ce plusieurs mois avant que les nouvelles tumeurs soient détectables. Les scientifiques ont prélevé des échantillons de tumeur et de sang chez 55 patientes souffrant d’un cancer du sein à un stade précoce de la maladie. Toutes ont été traitées par chimiothérapie puis ont subi une ablation de la tumeur. Les tests sanguins qui recherchaient l’ADN du cancer circulant dans le sang pour l’identifier le cas échéant ont été effectués une première fois juste après l’opération, puis tous les six mois. Résultat : sur les 15 femmes ayant effectivement fait une rechute, 12 ont été identifiées par l’analyse de sang au cours de l’étude.

Si cette méthode n’en au encore qu’au stade expérimental, elle est porteuse d’espoir pour les femmes souffrant d’un cancer du sein. Car, si elle permet de prévenir les rechutes bien en amont par rapport aux méthodes actuelles, elle pourrait également permettre de faire évoluer les traitements et pourquoi pas jusqu’à l’élaboration d’un traitement définitif !

I. Garcia-Murillas, G. Schiavon, B. Weigelt et al. Mutation tracking in circulating tumor DNA predicts relapse in early breast cancer. Science Translational Medicine. Août 2015